03 novembre 2005
J'ai choisi de rédiger une synthèse de l'excellent article - auquel j'adhère complètement - paru dans JournalDuNet.com le 05 octobre dernier. Raphaële KARAYAN a en effet dressé un panorama très intéressant - à mon avis - de ce qu'est l'ergonomie à l'heure d'aujourd'hui (sur des indications de Laure SAUVAGE, consultante en ergonomie). Je l'agrémenterai avec des avis personnels.
Selon Raphaële KARAYAN :
Une bonne ergonomie pour un site Web peut se définir par un ensemble cohérent composé de trois éléments : l'utilisabilité (architecture et système de navigation), l'utilité (contenus et services), et le design.
Plus encore :
Une ergonomie optimale exerce une influence positive sur l'achat et la fidélité. (voir mon précédent article.)
Il s'agirait en 2005 de privilégier l'efficacité et la rapidité d'affichage des pages Web, c'est à dire permettre à l'internaute d'arriver le plus rapidement possible à l'information souhaitée.
Pour des sites de vente en ligne, il est intéressant d'ajouter des guides d'achat ou autres services complémentaires rendus aisés par le média Web.
Les moteurs de recherche internes, de plus en plus utilisés, doivent de fait être de plus en plus pertinents, particulièrement grâce à la segmentation des recherches, ce qui permet d'affiner les résultats.
Au niveau de la navigation, il est important de garder à l'esprit qu'il faut simplifier au maximum la navigation et guider l'internaute vers les différentes sous-parties du site et vers l'information ou le produit qu'il recherche.
On retrouve dans l'idéal trois niveaux de visualisation : ce que les internautes doivent voir en premier (suivant le business model le logo ou les produits), les "outils de navigation", et les informations relatives (sécurisation des données, etc.).
Ensuite, l'allègement des pages est de mise pour laisser place à la lisibilité (fond blanc préférable). La priorité est laissée aux contenus en oubliant les couleurs vives, agressives, et qui attirent l'oeil pendant la lecture, détournant ainsi son attention.
Effectuer des tests [sur des prospects ou clients] en amont, mettant des internautes en situation de navigation sur le projet de site, est souvent riche en enseignements.
En effet, à quoi bon recruter des prospects si on doit les perdre immédiatement après. Ce qui conforte mon avis qu'il s'agit quelque part de fidélisation.
Je finirai sur une statistique intéressante : les internautes restent en moyenne 3 à 4 secondes sur la page d'accueil d'un site, quelqu'il soit. Il faut donc pouvoir l'orienter rapidement.
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02 novembre 2005
L'ergonomie, c'est l'art d'améliorer l'"utilisabilité" d'Internet. C'est faciliter la navigation à l'utilisateur, quelque soit son matériel, son profil, son âge. C'est également lui faciliter l'accès à l'information ou au produit recherché.
Rendre un site accessible, ce n'est pas seulement faire en sorte qu'il soit visible par les non-voyants qui consulteront un jour votre site, c'est également une problématique commerciale intéressante et un défi pour l'ouverture du Web à un maximum d'usagers.
Les populations visées ne sont donc pas majoritairement les non-voyants, mais le grand nombre de déficients visuels (qui peuvent l'être plus ou moins par ailleurs) dont beaucoup ont un grand potentiel pécunier qu'il serait intéressant de mettre à profit...
Car oui, l'intérêt de l'ergonomie et de l'accessibilité est bien de faire en sorte que chacun se retrouve et puisse être guidé sur votre site Internet. C'est un moyen de fidélisation comme un autre et également une façon de guider votre utilisateur... vers la validation du panier !
La problématique actuelle d'un grand nombre de sites de e-commerce qui se retrouvent confrontés à un sérieux souci : trop d'usagers remplissent leur panier et quittent le site au moment de la validation de celui-ci.
D'où vient ce souci ? Les usagers ne se sentent parfois pas en sécurité, ou pire : ils ne savent tout simplement parfois pas où cliquer. D'autres se demandent encore comment le prix qui était affiché sur la fiche produit se retrouve incrémentée de la sorte, et parfois multipliée pour peu qu'ils aient cliqué plusieurs fois sur le bouton "Ajouter au panier"...
Comment y remédier ? Il me semble personnellement nécessaire pour ces entreprises qui sont "le nez dans le guidon" de faire intervenir une personne extérieure pour avoir une vision autre et nouvelle sur l'interface et déceler les erreurs de conception de l'interface voire certaines inepsies.
Il peut être également intéressant de faire des tests sur des utilisateurs comme celui nommé "eye tracking" qui permet de voir le déplacement des yeux des utilisateurs sur l'interface et de voir quelles sont les réactions par rapport aux items de la présentation. Iil peut être intéressant également de suivre une personne néophyte ou agée qui navigue sur votre site en recueillant les questions qu'elle se pose.
Vous l'aurez compris, l'intérêt de la problématique de l'accessibilité et de l'ergonomie de vos pages Web - qui devrait faire partie intégrante de toutes les démarches qualité des sites Internet - comporte des intérêts économiques certains et non-négligeables et a le mérite, outre le fait de suivre les lois européennes et bientôt françaises, de vous faire une bonne publicité et d'améliorer votre image de marque auprès de vos prospects.
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01 juillet 2004
Cet article étant trop long pour être inséré ici, je vous invite à suivre ce lien vers le document original : Dossier référencement [PDF]
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01 mars 2004
Nous verrons dans ce dossier les métiers qui tournent autour des sites web. Dans un premier temps, nous verrons le métier de webmaster et quel est le rôle de ce dernier, ensuite, nous verrons les métiers qui se sont développés depuis la fulgurante émergence d’Internet, et enfin, nous verrons les formations adaptées pour ces différents métiers…Il est important de préciser le décalage qu’il peut y avoir entre l’image a priori très porteuse au niveau de l’emploi et la réalité. En général, dans ce secteur, les emplois se font rares et il est difficile de dénicher le poste recherché où l’on le souhaite. Après les quelques années d’euphorie où l’on voyait émerger des start-up un peu partout, beaucoup d’entre elles ont dû déposer le bilan après s’être trop précipitamment lancé dans ce nouveau marché. Les entreprises recherchent des spécialistes pour gérer leurs sites, mais on peut dire que les emplois se font au compte-goutte et que les opportunités se font rares.
Tout d’abord, donc, le métier de webmaster. On l’associe aux appellations d’animateur ou de gestionnaire de siteweb. Sa mission première est de donner de la vie à travers Internet à une activité quelconque. Ce qu’il fait ? Il répond aux demandes des utilisateurs, et se débrouille pour maintenir à jour le site, et à le faire vivre. Il essaie par des techniques qui lui sont souvent propres, d’amener des visiteurs. Il surveille la concurrence pour éviter d’être "dépassé", prévoit les évolutions du "marché" et d’Internet. Il doit être capable de gérer de A à Z la création du site, donc être polyvalent. Il doit référencer le site, le garder à jour, l’animer, le faire connaître, trouver des partenaires, etc.
Ses principales qualités doivent être d’être la motivation, l’intérêt pour ce média, il doit avoir de réelles capacités rédactionnelles et être curieux. Il doit toujours satisfaire les attentes de ses utilisateurs qui peuvent être considérés comme des clients potentiels pour des entreprises ou des futurs acteurs de l’activité décrite.
Le métier de webmaster est donc bien généraliste. On retrouve de plus en plus des équipes qui se créent autour des sites web, et dans les agences de création numérique, on retrouve de plus en plus souvent également les trois métiers suivant : le designer, le designer d’interactivité et le développeur.
Designer, tout le monde - ou à peu près - sait ce que c’est. C’est une personne chargée de la conception graphique d’un élément, qu’il soit réel ou virtuel. Dans notre cas, il doit habiller un site, définir et donner un cadre agréable, et j’ai presque envie de dire « tentant ». Ses qualités sont bien évidemment le talent et la fibre artistique, il doit aussi savoir laisser de côté la sophistication pour laisser place au « pratique » et à la navigabilité, l'ergonomie et l'accessibilité. Il apprécie bien évidemment le travail d’équipe. Une bonne connaissance de la sémiologie est toujours un plus. Il doit pouvoir s'adapter suivant les configurations, les pays et les cultures des destinataires du message.
Développeur (multimédia). C’est lui qui est derrière toutes ces lignes de codes qui rebutent tant les novices et les non-initiés… Il programme le site Internet et crée les applications nécessaires au développement du site.
Ses qualités ? Une bonne connaissance des langages de programmation dont il a besoin (les différents langages le plus couramment utilisés : HTML, CSS, PHP, ASP, JavaScript, XML,… et les bases de données MySQL). Il doit avoir un bon esprit d’analyse afin de pouvoir concevoir les programmes demandés et attendus (définir une stratégie d’avancement,…).
Designer d’interactivité, voilà un métier dont l’intitulé ne nous dit pas grand-chose. Le designer d’interactivité est le point de liaison entre le designer et le développeur. Il réfléchit à l’ensemble et coordonne le travail entre le graphiste et le développeur et les différents rédacteurs. Il cherche à attiser l’intérêt de l’utilisateur, et a une vue d’ensemble sur la conception.
Celui-ci doit avoir de bonnes capacités techniques, être généraliste (touchant un peu à tout), et avoir un grand esprit d’analyse afin de définir sans cesse de quoi garder l’utilisateur sur le site le plus longtemps possible.
Très important dans une équipe Web : le référenceur, qui va optimiser les pages, liens, structures de façon à optimiser le positionnement du site Internet dans les résultats des moteurs de recherche.
Le référenceur a de plus en plus le rôle d'"acheteur de liens sponsorisés" sur les moteurs de recherche. Ces mots-clés doivent être choisis avec soin et demandent des optimisations suivant les périodes de l'année et suivant les évolutions des moeurs.
Le rédacteur, en utilisant un jargon adapté au public visé, doit pouvoir "pondre" des articles correspondant à des sujets demandés (un peu ce que je fais en ce moment). Il doit garder dans son écrit le style général dégagé par le site (soutenu, relâché, graphique, technique, etc.).
Il travaille souvent avec plusieurs entreprises à temps partiel et est affecté suivant sa/ses spécialité(s) à certaines rubriques. Il doit aimer le travail d’équipe.
On retrouve beaucoup d’autres métiers qui tournent autour, et il s’en crée sans arrêt.
Par exemple, le cyberdocumentaliste ou webdocumentaliste. Celui-ci, à l’instar d’un documentaliste papier, doit avoir la curiosité d’aller voir un peu partout sur la toile et de créer ou/et tenir à jour un annuaire en classant les sites et les pages les plus intéressantes par thème en ajoutant pour chaque une brève description. Nécessitant souvent un diplôme de documentaliste, ce poste requiert réellement le goût du surf mais aussi de l’intuition pour trouver les bons sites, et de l’organisation comme tout documentaliste, web ou non.
Autre métier qui s’est découvert tout naturellement, c’est le poste de consultant Internet. Etant donné la mauvaise culture Internet de beaucoup de chefs d’entreprises ou de directeurs, il est important pour eux d’avoir un conseiller expert, on aura nommé le consultant Internet. Celui-ci va aider l’entreprise à bien saisir toutes les opportunités qui lui sont offertes par le biais de ce réseau, et trouvera des solutions pour donner une bonne « cyber-image » de l’entreprise. On le retrouve dans les SSII et dans les grandes entreprises. Il existe ainsi des consultant Internet en ergonomie (moi par exemple :o)), ceux que l'on appelle également des architectes, et autres consultants en Systèmes d'Information que l'on peut intégrer également dans cette catégorie.
On retrouve encore les administrateurs de bases de données (pour les grandes structures web), les Hot-liner (notamment pour les "pure player", entreprises comme Free ou RueDuCommerce.com n’existant qu’à travers le réseau),…
On retrouve de plus en plus de corps de métiers en même temps que l’importance du site est grande (ex : chargés de communication externe,…).
Les formations pour arriver à ces métiers sont très variées, et il n’existe encore que très peu de formations spécifiques. Beaucoup de webmasters par exemple se sont formés seuls, avec passion ;-), et ont suivi une formation autre que celle les destinant à être dans une équipe de projet web.
Média : Interview-Webmaster.com | Lien permanent